samedi 16 mai 2009

Ulysse from Bagdad


On a bien fait de reporter notre rencontre, du coup j'ai pu lire le Schmitt que j'avais emprunté ;-)
Lecture rapide et agréable dont la forme m' a autant gênée qu'elle m'a plu.
C'est l'épopée d'un jeune irakien, Saad Saad, qui, à l'inverse d'Ulysse, quitte son pays devenu invivable pour gagner l'Europe et plus précisément l'Angleterre. L'histoire reprend les grandes étapes de celle d'Homère et le récit est écrit sous forme de fable (philosophique). J'ai notamment adoré le personnage du père qui meurt au début du roman et revient parler avec son fils et l'accompagner dans son périple. Mais j'ai parfois eu du mal avec le ton léger de la fable devant une histoire aussi difficile.
Pour le plaisir, je vous livre un morceau choisi, dialogue entre le père et le fils :
"Je me souviens qu'un samedi de janvier où, levés tôt, nous devions nous rendre chez un oncle qui séjournait loin, il me demanda en se rasant :
- Alors, mon fils, tel le divin Ulysse, tu frémis devant l'aurore aux doigts de rose, non?
- Pardon, Papa?
- Tu te gèles pas le cul à cinq heures du matin?
Résultat : j'adorais la compagnie de notre père car il s'exprimait toujours de façon imagée."
Stéphanie L

    
 

mercredi 13 mai 2009

Attention changement de date!

Coucou les filles, 
je vous confirme le changement de date de notre rencontre qui devait avoir lieu ce soir et qui aura finalement lieu le 20 mai.
Pouvez-vous me confirmer que vous avez bien eu le message?
Stéphanie

dimanche 10 mai 2009

à poil en civil



On se voit bientôt et je m'aperçois que je n'ai pas lu grand chose ce mois-ci! Je me suis accrochée au polar déjanté A poil en civil que je n'ai finalement pas terminé... Le début m'avait pourtant bien fait rire, et pour cause, ça démarre fort :
Pendant que Tina assassine son mari en ajoutant du verre pilé et du débouche-évier dans ses céréales, Tony Zank balance sa vieille mère par la fenêtre de la chambre de sa maison de retraite. On découvre aussi l'inspecteur, un ex-toxico qui ne supporte pas la police.
On se marre à chaque page, pour ne pas dire à chaque ligne. Au début en tout cas... Parce qu'au bout d'un moment, je me suis lassée : je trouve que l'auteur en fait trop et finalement n'a pas eu lieu pour moi le déclic qui fait qu'on ne peut plus lâcher le polar en cours avant de l'avoir terminé...
Stéphanie L

mardi 21 avril 2009

Soudain dans la forêt profonde, Amos Oz


C'est une fable : l'histoire se déroule dans un village, puis dans la forêt qui l'entoure. Les animaux ont déserté les humains, plus un oiseau, plus un chat, une vraie misère. On raconte que Nemi, le dieu de l'affaire, les a emmenés un jour, et qu'il punit tout individu pénétrant la forêt en le faisant disparaître ou en le rendant fou. Deux enfants vont transgresser l'interdiction d'y entrer et découvrir la vérité ... La faiblesse de l'oeuvre, c'est sans doute sa part morale, un peu trop longue à mon goût, mais quel régal dans l'écriture ! On voudrait lire encore une bonne centaine de pages de ces descriptions de forêt ... ensorcelantes :o) ! J'apporte au prochain rendez-vous !
Stéphanie R.

vendredi 17 avril 2009


J'ai glissé ce roman dans ma valise pour quelques jours de vacances et ne l'ai pas regretté, malgré une histoire difficile parfois tragique. D'emblée, le thème de la recherche des origines m'a emballée. Je me suis tout de suite attachée aux personnages si bien décrits dans leurs joies, leurs souffrances, leur recherche de la vérité pour certains, et leur enfermement pour d'autres. Enfant, je me souviens avoir entendu parler de cette période de dictature en Argentine et cette lecture m'a permis de la découvrir avec un regard d'adulte.

Catherine V.

mercredi 15 avril 2009

La grand-mère de Jade

J'avais repéré depuis quelque temps ce bouquin que Catherine a apporté aux derniers buveurs de mots. Même si ce qu'elle en a dit avait un peu refroidi mon envie de le lire, je me suis lancée dans celui-ci en premier et j'avoue que j'ai également été un peu déçue... 
Jade a trente ans et décide de prendre sa grand-mère sous son aile, pour lui éviter la maison de repos. Mamoune, savoyarde octogénaire, arrive donc chez sa petite-fille à Paris. Et une nouvelle vie commence pour toutes les deux. Jade, qui a écrit un roman refusé par plusieurs éditeurs, va découvrir derrière la façade de sa  gentille grand-mère, une femme qu'elle ne connaissait pas, une "lectrice assidue, une amoureuse des livres", qui a toujours caché sa passion des livres, inavouable à l'époque pour une femme de son milieu.
J'aime bien le début du livre et surtout la fin. La fin réserve une belle surprise que je n'avais pas vu venir, pourtant prévenue! Et donne son épaisseur au roman qui sinon serait un peu fade. 
C'est tout de même un beau roman sur la lecture et surtout sur l'écriture. Mais justement, quelque chose me gêne dans l'écriture de cette auteure, et je lui reprocherais ce que son personnage reproche à certains auteurs : "Elle comprenait que certains, tout occupés à s'écouter écrire, n'avaient pas vu disparaître leur histoire derrière la beauté d'une écriture ciselée mais vidée de sa chair."  
Stéphanie L.
  
  

La douce empoisonneuse

Ce n'est pas l'Islande, mais la Finlande qui sert de cadre à cette histoire savoureuse : le topo ? une mamie harcelée par trois bonhommes qui ne sont pas sans rappeler les déglingués de "à poil en civil", se concocte un poison mortel histoire de se suicider si les trois voyous remettent une fois de trop le couvert... C'est très fortiche d'arriver à raconter des scènes parfois dures (une au début en particulier), et en même temps de les faire basculer dans la loufoquerie la plus totale ! C'est léger (il est fort), drôle (si si), plein d'ironie... J'ai trouvé l'ensemble rafraîchissant :o) ! Je l'amènerai à la prochaine rencontre ...
Stéphanie R.