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vendredi 27 mars 2009


Bonjour les filles, la grippe ne m'a pas empêché de lire malgré une fâcheuse tendance à l'endormissement sur le livre. J'ai dévoré et adoré "La tête en friche"qui m'a fait beaucoup de bien au moral qui a un peu tendance à me laisser tomber en ce début de printemps...malgré cela j'ai beaucoup aimé la lecture d'"Hiver arctique"le dernier polar d'Indridason. Le sujet n'est certes pas très drôle (meutre d'enfant),c'est l'hiver(très froid) en Islande, mais l'ambiance du livre m'a plu, l'avancée de l'enquête et son aboutissement très étonnant, la description de la société islandaise et toujours ses personnages qu'on découvre petit à petit au fil des lectures. J'amènerai à notre prochaine soirée, le dernier livre de Dennis Lehanne "Un pays à l'aube". Gros pavé de 700 pages que j'ai lu avec plaisir également. Ca se passe aux Etats Unis dans les années 1920 après la guerre, sur fond de syndicalisme et racisme, deux personnages qui n'ont rien à voir ensemble vont se rencontrer. Une longue et bonne lecture.

Catherine V.

samedi 21 mars 2009

La tête en friche - Marie-Sabine Roger









A mon tour de dire tout le bien que j'ai pensé de ce roman ;-) Comme toutes celles qui l'ont lu, j'ai beaucoup aimé et je l'ai lu très très vite. Et comme Stéphanie http://buveursdemots.blogspot.com/2009/02/la-chance-elle-est-pas-communiste.html c'est le langage qui m'a vraiment séduite plus que l'histoire en elle-même! Je dirais même qu'on sent que l'histoire est un prétexte à jouer avec le langage. Un vrai plaisir de lecteur de sentir comme l'auteure s'amuse avec les mots et les savoure. Des images à toutes les lignes et puis la métaphore de la tête que l'on peut cultiver comme la terre, filée tout le long du roman, évidemment ça touche mon âme de jardinière! C'est un livre à déguster, un livre pour les buveurs de mots quoi!
Stéphanie L
Et au passage, j'ai enfin compris le titre de l'article de Stéphanie (la chance elle est pas communiste) qui était resté obscure pour moi...

lundi 16 février 2009

La chance elle est pas communiste



Je crois que je viens de trouver l'un de mes gimmicks de lecteurs : y a pas à dire, dès que le langage est un peu fleuri (ou potager ;o), la bonne blague!), je suis conquise, et m'étonnerait pas que j'ai l'objectivité qui chuinte : je crois qu'il y a du bon sentiment pas forcément agréable dans La tête en friche, mais je n'en ai cure, figurez-vous, parce que l'auteure a un joli sens de la formule, et aussi du comique de situations qui fait que je me régale. Allez, je vous en livre un petit morceau, très à propos forcément, en cette période de répertoriage de graines ;) :


Je repense à ce mot, inculte - Qui n'est pas cultivé. Voir : friche - qui m'était venu dans la tête, un jour, pendant que je parlais avec Margueritte. Et au rapport qu'il y a entre la culture des livres et l'autre, des topinambours. C'est pas parce qu'on ne cultive pas un terrain qu'il n'est pas bon pour les patates ou autres. Faut pas croire, c'est pas de bêcher qui rend le sol meilleur : ça le prépare seulement à bien recevoir les semis. Ça l'aère. Parce que si le terrain est trop acide, trop calcaire ou trop pauvre, il prendra pas n'importe quoi, de toutes les façons.


Je sais ce que vous allez me répondre. Vous allez me faire, Et l'engrais ?


L'engrais je vais vous dire : vous pourrez bien en foutre un tombereau, si la terre est mauvaise, elle le restera. D'accord, au bout du compte, et en suant des gouttes, vous en ramasserez trois-quatre, des patates. Grosses comme des billes. Alors que si vous avez une terre grasse, noire, avec des mottes lourdes qui se retiennent aux doigts quand on veut l'effriter, celle-là, même sans engrais, elle vous donnera quelque chose. Sans vous parler du savoir-faire de celui qui jardine. (...)


Ce qui me fait aller vers la conclusion que pour les gens, c'est du pareil au même : c'est pas parce qu'on est inculte qu'on est pas cultivable. Il suffit de tomber sur un bon jardinier. Si c'est un mauvais, qui n'a pas le doigté, il vous gâche.


Enfin, c'était deux ou trois idées qui me sont arrivées sans que j'y prenne garde.


Réfléchir, ça m'aide à penser.

Stéphanie R.